Je suis découragé. Un couple de jeunes retraités de mon entourage, des boomers, vient de prendre leur retraite. Enfin la retraite après toute une vie de travail? Dans leur cas, ce sera plutôt une retraite sous le signe de la précarité financière. Une série d'événements imprévus à fait en sorte qu'ils n'ont aucune retraite d'anciens employeurs et une épargne si mince qu'elle sera écoulée d'ici quelques mois, MAIS ils ont une magnifique maison entièrement payée depuis longtemps.
Devenir prisonnier de sa propre maison
Leur maison est leur seul "actif" financier. Ils ont travaillé toute leur vie pour payer leur maison. Ils y sont maintenant prisonniers, incapables de voyager, incapables de se payer le luxe tant espéré après une vie de travail.
Des exemples comme ça, j'en ai au moins 6-7 dans ma famille rapprochée: des boomers qui n'ont pas d'épargnes, pas de fonds de pension autres que les minces rentes des gouvernements, MAIS ils ont une maison payée!!! Et bien sûr, personne parmi eux ne songe à vendre leur maison ainsi transformée en liquidité. Non non, ils veulent laisser leur maison en héritage à leurs enfants... Des enfants qui bien souvent gagnent d'excellents salaires et qui n'auront probablement rien à faire de la maison familiale. Ils la vendront probablement pour en utiliser l'argent!!!
Vendre sa maison - Le sacrifice ultime du boomer - Une honte?
Mais qu'est ce que je ne comprends pas? D'abord je ne comprends pas qu'ils fassent le choix de rester dans la précarité et de compter leurs dollars pour arriver au bout du mois. Je considère que c'est un choix qu'ils font, même s'ils ne semblent pas le réaliser.
Une option évidente serait de vendre cette maison, probablement pour une somme de plus de 175 000$, et de pouvoir voyager quelques fois par année sans devoir couper les dollars en quatre. Mais pour ce faire, il faudrait qu'ils commettent le sacrifice ultime pour un boomer: vendre leur si chère maison, durement acquise.
Ensuite, je ne comprends pas comment un couple peut passer sa vie à "payer" une maison, pour finir sa vie si pauvrement.
Étude de cas - Vendre la maison et devenir locataire
Admettons que ce couple vend leur maison 175 000$. Après les frais de transaction et déménagement à Montréal, il leur restera environ 165 000$ dans leurs poches.
Présentement avec la maison, ils ont des frais d'environ 350$ pour "maintenir" la maison, comme les assurances et les taxes municipales et scolaires. S'ils investissent 150 000$ de façon conservatrice, ils recevraient environ 3 000$ d'intérêts. Soyons pessimiste et considérons qu'après impôts, il n'en reste que 2000$ en revenus annuels. C'est environ 165$/mois.
En vendant la maison, ils épargneraient 350$/mois en dépenses sur la maison, ils gagneraient 165$/mois en intérêts, pour un total de 515$/mois. Un loyer décent à Montréal, ou en banlieue, peut coûter 750$/mois. Ils devront donc gruger 235$/mois dans leur épargne (de 165 000$!!!!). Admettons qu'ils vivent tous les deux jusqu'à 90 ans, c'est 71 000$ qu'ils utiliseront dans leurs épargnes pour se loger.
Il leur en resterait quand même environ 90 000$ pour profiter de la vie ou pour voyager avant qu'il ne soit trop tard!
La peur du changement
Dans leur cas, ils sont devant deux options:
1) Continuer à se bercer dans leur maison en rêvant de gagner à la loto.
2) Vendre cette maison, devenir locataire, et profiter de la vie. Mais la résistance aux changements est grande...
J'ose espérer que je ne serai pas dans une telle situation à cet âge. C'est une des raisons pour laquelle je veux atteindre l'indépendance financière, entre autre à l'aide d'immeubles à revenus. Si j'étais à leur place, mon choix serait assez facile: Vendre!
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| Prisonnier de l'immobilier : Arriver à la retraite avec comme seul actif une maison |
Leur maison est leur seul "actif" financier. Ils ont travaillé toute leur vie pour payer leur maison. Ils y sont maintenant prisonniers, incapables de voyager, incapables de se payer le luxe tant espéré après une vie de travail.
Des exemples comme ça, j'en ai au moins 6-7 dans ma famille rapprochée: des boomers qui n'ont pas d'épargnes, pas de fonds de pension autres que les minces rentes des gouvernements, MAIS ils ont une maison payée!!! Et bien sûr, personne parmi eux ne songe à vendre leur maison ainsi transformée en liquidité. Non non, ils veulent laisser leur maison en héritage à leurs enfants... Des enfants qui bien souvent gagnent d'excellents salaires et qui n'auront probablement rien à faire de la maison familiale. Ils la vendront probablement pour en utiliser l'argent!!!
Vendre sa maison - Le sacrifice ultime du boomer - Une honte?
Mais qu'est ce que je ne comprends pas? D'abord je ne comprends pas qu'ils fassent le choix de rester dans la précarité et de compter leurs dollars pour arriver au bout du mois. Je considère que c'est un choix qu'ils font, même s'ils ne semblent pas le réaliser.
Une option évidente serait de vendre cette maison, probablement pour une somme de plus de 175 000$, et de pouvoir voyager quelques fois par année sans devoir couper les dollars en quatre. Mais pour ce faire, il faudrait qu'ils commettent le sacrifice ultime pour un boomer: vendre leur si chère maison, durement acquise.
Ensuite, je ne comprends pas comment un couple peut passer sa vie à "payer" une maison, pour finir sa vie si pauvrement.
Étude de cas - Vendre la maison et devenir locataire
Admettons que ce couple vend leur maison 175 000$. Après les frais de transaction et déménagement à Montréal, il leur restera environ 165 000$ dans leurs poches.
Présentement avec la maison, ils ont des frais d'environ 350$ pour "maintenir" la maison, comme les assurances et les taxes municipales et scolaires. S'ils investissent 150 000$ de façon conservatrice, ils recevraient environ 3 000$ d'intérêts. Soyons pessimiste et considérons qu'après impôts, il n'en reste que 2000$ en revenus annuels. C'est environ 165$/mois.
En vendant la maison, ils épargneraient 350$/mois en dépenses sur la maison, ils gagneraient 165$/mois en intérêts, pour un total de 515$/mois. Un loyer décent à Montréal, ou en banlieue, peut coûter 750$/mois. Ils devront donc gruger 235$/mois dans leur épargne (de 165 000$!!!!). Admettons qu'ils vivent tous les deux jusqu'à 90 ans, c'est 71 000$ qu'ils utiliseront dans leurs épargnes pour se loger.
Il leur en resterait quand même environ 90 000$ pour profiter de la vie ou pour voyager avant qu'il ne soit trop tard!
La peur du changement
Dans leur cas, ils sont devant deux options:
1) Continuer à se bercer dans leur maison en rêvant de gagner à la loto.
2) Vendre cette maison, devenir locataire, et profiter de la vie. Mais la résistance aux changements est grande...
J'ose espérer que je ne serai pas dans une telle situation à cet âge. C'est une des raisons pour laquelle je veux atteindre l'indépendance financière, entre autre à l'aide d'immeubles à revenus. Si j'étais à leur place, mon choix serait assez facile: Vendre!



