L'immobilier ou la bourse : La suite 12 mois plus tard

Il y a un peu plus d'un an, je prenais un prêt de 100,000$ avec la banque B2B pour l'investir ailleurs que dans l'immobilier. C'est un peu le même concept que l'immobilier: utiliser l'argent des autres pour l'investir. Sauf que les marchés financiers (entre autres les marchés boursiers) sont moins stables et prévisibles que le marché immobilier.

STOP! Avant de lire le reste de cet article, assurez-vous d'avoir lu le premier texte sur ce sujet: L'immobilier ou la bourse ?

En bref, cette stratégie de prêt-investissement consiste à emprunter de l'argent, puis à le placer dans des véhicules de placements. La banque qui prête prend en garantie l'investissement. Dans mon cas, je ne rembourse pas le prêt, je ne paye que les intérêts (environ 3% / an), de façon mensuelle. Une partie des intérêts est déductible d'impôts, comme le prêt a servi a générer des revenus imposables.

Un an plus tard, est-ce que je regrette cette stratégie?

Eh bien, je ne le regrette pas du tout. Je vous présente en toute transparence les fluctuations quotidiennes de mes fonds. Sans entrer dans les détails techniques, ce sont des fonds placés avec Fidelity.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir!

Fluctuation des investissements entre le 15 juin 2015 et le 1 juillet 2016.
Donc de 100,000$ initialement, l'investissement vaut maintenant tout près de 113,000$. Pas si mal, non ?

Je ne suis pas un expert avec ce genre d'investissement et je vous recommande fortement de trouver un conseiller proactif qui n'attendra pas votre appel pour vous conseiller. Depuis un an, à deux reprises mon conseiller m'a contacté pour faire des modifications à mes fonds. La première fois, autour de la mi-janvier 2016, afin de protéger mes fonds contre la fluctuation du dollar canadien. Et il voulait me rencontrer rapidement. Je ne comprenais pas trop pourquoi au départ... Malheureusement pour moi, j'étais en Afrique pour deux semaines. À mon retour, les fonds étaient passés de 110,000$ à 103,000$. Le dollar canadien était en augmentation par rapport au dollar américain, et comme mes fonds contenaient beaucoup de fonds en USD, et bien j'ai subi toute une baisse !

La même chose vient de se produire au début juin. On a enlevé la protection contre la fluctuation du dollar canadien. Les experts qui entourent mon conseiller lui ont recommandé ça dans mon cas. Je n'ai pas toutes les raisons, mais je l'ai écouté. Il y avait un peu de Brexit là-dedans entre autre.

Donc en un an, l'investissement a pris 13,000$. J'ai payé 3,000$ en intérêts. C'est quand même un joli 10,000$ de bénéfices (sur papier), sans avoir mis un sous en "mise de fonds".

Il n'y a cependant aucune garantie que ça va continuer ainsi. Un bon conseiller saura vous aider. Dans  mon cas, le risque des derniers mois était assez faible. Lors de ma rencontre au début juin avec mon conseiller, près de 35% des fonds étaient gardés en cash par les gestionnaires des fonds. Une autre partie était en obligations, et le reste en actions. Donc tout n'est pas sur le marché boursier.

Quels ont été vos rendements depuis un an ?

Note: Je ne suis pas un conseiller financier, je ne fais que parler de mon expérience personnelle. Ne faites rien sans être entouré d'un expert de confiance qui s'y connait. Un prêt-investissement peut être très risqué et ne convient certainement pas à tout le monde. 

Commentaires

  1. Très intéressant, je me posais justement la question. Si je me trompe pas, je pense que c'est le chroniqueur financier à l'émission de Paul Arcand qui suggère que d'habiter en appartement et investir son argent peut être plus rentable, dans le marché actuel, que de s'acheter une propriété. Je préfère ta stratégie!

    RépondreSupprimer
  2. J'ai une question:
    de ce 10,000$ de bénéfices (sur papier), n'y a-t-il pas des frais de gestion que charge Fidelity? C'est aussi à prendre en considération lorsqu'on choisi notre conseillé en placement (frais à l'entrée et à la sortie).

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour Yanik, habituellement, les frais de gestions sont déjà déduit des bénéfices. Par expemple, si un fonds donne un rendement de 12,5 % avant les frais de gestion et que les frais de gestion sont de 2,5%, le client verra son portefeuille monter de 10%. Il n'y a habituellement pas de frais supplémentaires pour ce type de fonds, sauf une pénalité décroissante à la vente si ce sont des fonds à frais différés. (généralement sur 7 ans). Pour ce qui est de la gestion de la devise, il sera préférable à partir de cet automne de ne plus effectuer de changement dans les portefeuille puisque les changements vont déclencher des gains en capitaux à l'année courante plutôt que de les reporter à la vente, et ce même pour les fonds en catégorie de société. Il devient alors préférable de choisir un portefeuille solide pour le long terme comprenant des fonds avec des gestionnaires qui vont gérer eux même la devise. Il faut comprendre encore une fois que cette stratégie n'est pas appropriée à tous, comme c'est très bien mentionné dans cet article. Il est également important de lire le prospectus avant d'investir. Excellent article! Ps. Ma philosophie d'investissement ressemble beaucoup à la tienne Steve, soit immobilier, actions, prêt investissement et marché dispensé. Excellent blog!

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Voici la marche à suivre pour publier votre commentaire:

1) Écrire votre commentaire dans le formulaire de saisie ci-dessous
2) En dessous de Sélectionner le profil, sélectionner Nom/URL
3) Saisir votre nom (ou pseudo) après Nom
4) Cliquer sur Publier commentaire

Merci de votre commentaire!

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...