COVID-19 - Qu’est-ce qui doit changer dans ma gestion d’immeubles ?


Dans le domaine de la gestion, une crise permet de mettre en lumière les lacunes, d’en tirer des leçons ou des apprentissages et de mettre en place des améliorations. La crise sanitaire liée à la COVID-19 affecte tout le monde et bouscule les habitudes en gestion immobilière, surtout les relations avec les locataires. Les grandes organisations ont souvent des processus et des employés déjà en place. Mais qu’en est-il des propriétaires qui ont à leur actif un ou deux immeubles ou, encore, un parc immobilier plus modeste ?

Je vous propose cinq pistes d’amélioration, lesquelles devraient être appliquées dès maintenant, et que la COVID-19 « aide » à mettre en place, notamment vis-à-vis les personnes moins réceptives à changer leurs habitudes, propriétaires inclus !

1) Communication électronique avec les locataires

Les directions de santé publique ont publié des recommandations pour les propriétaires d’immeubles, du moins dans la grande région de Montréal. Une de ces demandes est de communiquer les règles de sécurité aux locataires pour limiter la propagation du coronavirus. Courrier postal ou distribution de lettres en personne? Un peu long et laborieux pour réagir promptement ! Il est temps d’obtenir les adresses électroniques et numéros de cellulaire de tous les locataires pour créer des groupes de diffusion. Un logiciel de gestion immobilière offre déjà cette possibilité en quelques clics.

Ce que la COVID nous force à changer/améliorer dans notre gestion

2) Paiement électronique des loyers

L’argent comptant est refusé dans plusieurs commerces et certaines succursales d’institutions financières ont même fermé leurs comptoirs afin de rediriger leurs clients vers les guichets électroniques et les services en ligne. Un peu difficile de payer le loyer en argent ! C’est l’occasion de « forcer » les locataires à faire des virements de loyer électroniques ou d’adhérer à une solution de prélèvements automatique dans leur compte bancaire.

3) Réseau de concierges et fournisseurs

Dans les immeubles comptant plusieurs unités, il y a souvent un concierge qui répond aux demandes des locataires et à qui on peut confier des tâches de communication. Mais qu’en est-il pour le propriétaire qui assume seule la gestion d’un parc composé de petits immeubles, répartis dans plusieurs régions ? Dans une telle crise, faire tout seul devient encore plus difficile. C’est le moment de mettre en place un réseau d’aide, avec des personnes fiables pouvant agir à titre de « concierges volants » et des fournisseurs de confiance efficaces (plombier, électricien, etc.), pour être secondé dans notre gestion. D’autant plus que les instances de santé publique vont jusqu’à recommander de désinfecter tout ce que touchent les locataires à toutes les deux ou quatre heures !

N’oublions pas que ces personnes sont humaines, avec leurs perceptions de la crise et de ses impacts, avec des craintes qui leur sont propres et du stress. Comme gestionnaire, il faut les tenir informé, les appuyer dans leurs tâches et les encourager. Le maintien du contact, au téléphone par les temps qui courent, et la reconnaissance en continue deviennent plus qu’importants.

4) Matériel de sensibilisation et de prévention

À la sortie de cette crise sanitaire, il est fort à parier que les locataires, actuels et futurs, seront plus soucieux, ou craintifs, de la propagation de virus et bactéries ! Pour les rassurer et faire preuve de propriétaire responsable, il est donc pertinent d’installer des distributeurs de liquide désinfectant dans les aires communes et les corridors des immeubles et des affiches de sensibilisation. Demander aux concierges et équipes de ménage d’intégrer à leurs tâches régulières la désinfection des poignées de porte, mains courantes, boîtes aux lettres, boutons d’ascenseur et autres surfaces tactiles, est également une bonne pratique.

5) Entente de paiement de loyer écrite

La crise du COVID-19 a eu des impacts sur le budget de plusieurs ménages. Heureusement, les gouvernements ont été vites à réagir en fournissant une aide financière d’urgence pour les aider à payer l’essentiel, dont le loyer. Malgré cela, des locataires n’ont pas été en mesure de payer leur loyer en totalité le 1er avril. Qu’en est-il maintenant des ententes de paiement ? En ayant un modèle écrit déjà prêt, avec des cases à remplir et pouvant être signé par le locataire, on suscite l’engagement de ce dernier à payer le loyer dû, en plus d’avoir une preuve en cas de conflit ou de litige. Ce conseil d’applique pour plusieurs autres situations. Avant une crise, vaut mieux être préparé le plus possible pour agir rapidement !

Si vous êtes déjà dans l’action avec vos locataires, probablement que vos défis actuels et vos observations vous permettent d’envisager d’autres améliorations. Je vous invite à les partager !

Article écrit par Philippe Saindon, gestionnaire immobilier chez Immeubles Forsa inc.

Commentaires

  1. Merci pour les suggestions pour aider à prendre le virage des nouvelles réalités de notre société.

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